Charles-Éric Lavery
Une aventure qui ne fait que commencer!
«Pour vivre l’aventure
ça va te changer
si tu vis en voyage
différemment d’ici.» Charles-Éric Lavery
Charles Éric Lavery, un Gatinois d’une vingtaine d’années, est de retour au Québec depuis quelques semaines, encore sous le choc du retour. La vie l’a mené de Gatineau au Burkina Faso, en Afrique de l’Ouest. C’est la tête remplie d’images qu’il vient me rencontrer au Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais (CJEO).
Charles-Éric a commencé sa démarche avec Josée, une conseillère en mobilité internationale de l’Avenue internationale du CJEO, en septembre 2007. Son projet s’est concrétisé en un peu plus d’un an. Charles-Éric avait décidé de voyager après ses études collégiales. Il prévoyait réaliser son projet à l’international plus rapidement, mais des ennuis de santé le reportent de quelques mois. Lors de leurs rencontres, Josée lui parle de plusieurs organismes de coopération internationale, dont Horizon Cosmopolite, un organisme québécois qui possède plusieurs partenaires à l’étranger. En se renseignant à son sujet, Charles-Éric décide de partir avec l’organisme. «Josée m’a dit : ‘Si tu veux partir, tu vas partir!’ et c’est ce qui s’est passé!». À Leo, village situé au sud du Burkina Faso, il fait d’abord un stage dans une garderie. «Les enfants étaient divisés en trois groupes, selon leur âge. On était beaucoup de monde dans une toute petite pièce. C’était différent d’ici. Ils faisaient plus du divertissement que de l’éducation. La discipline envers les enfants aussi était différente…» Avec les autres stagiaires, Charles-Éric rencontre les éducateurs de la garderie pour tenter de leur expliquer de quelle manière est faite la discipline dans les garderies du Québec, puis, comme les méthodes de là-bas ne correspondent pas à ses valeurs, il obtient un autre stage grâce à un ami. Le second stage lui permet d’apprendre l’art du tissage. Tout comme l’univers de la garderie, l’univers des tissus lui est complètement inconnu. Il apprend tout, absorbe tout! Durant son court séjour, il fera aussi la récolte du coton. Tout ça en trois mois!
À son retour, les adaptations sont multiples pour Charles-Éric. « Ici, on est bombardé de choses tous les jours, c’est plein de gens et il fait froid. Au Burkina Faso, où j’étais, c’était calme, les gens jasaient, riaient… C’était la sérénité.», laisse-t-il échapper, l’esprit dans ses souvenirs récents. Même s’il ne croit pas vivre un choc de retour en tant que tel, Charles-Éric constate que le retour à son « ancienne » réalité ne se fait pas sans heurts. Il rapporte de son voyage beaucoup plus que ce long bout de tissu bleu et argenté qui lui sert de foulard : Charles-Éric s’est imprégné du caractère des Burkinabés; il en rapporte la gestuelle, quelques tics et des tas de souvenirs, par exemple cette salade de fruits faite pour les enfants de la garderie ou des photos de ses diverses expériences.
Pendant le séjour de Charles-Éric à Leo, un groupe d’Allemands est aussi dans la région afin de donner des lunettes à ceux et celles qui en ont besoin. « Pour les touristes qui visitent la capitale du pays, le voyage sera confortable, sans trop de différences notables, laisse tomber Charles-Éric. Mais y’a encore beaucoup de choses à faire là-bas.» Comme Charles-Éric vit dans un village, avec la communauté, le voyage est tout autre que celui d’un touriste. Il est toutefois hébergé dans une famille de l’organisme, plus aisée que les autres familles du village et passe un séjour sans trop d’incidents. Il se régale de tô, le plat national du Burkina Faso, qui ressemble au foutou de la Côte-d’Ivoire, et voyage un peu dans le pays avec son ami Francis.
Même s’il a trouvé que le voyage avec l’organisme Horizon Cosmopolite lui a coûté cher, il revient de son séjour avec de nouveaux buts, de nouveaux horizons. Une technique d’agriculture et d’élevage au MacDonald College de Montréal a piqué sa curiosité. Il pourrait bien s’y inscrire. Avec de nouvelles connaissances en agriculture, il aimerait retourner là-bas, rencontrer les gens et les soutenir dans leurs projets. En attendant, il reprend sa vie normale ici et un projet d’embouche bovine au Burkina Faso (pour engraisser les bovins) occupe son temps. Vous l’aurez compris : Charles-Éric veut participer à faire bouger les choses là-bas!
Pour repartir à l’étranger, Charles-Éric n’hésiterait pas à utiliser les services de l’Avenue internationale à nouveau. « Josée connaît bien ses affaires. Elle propose de bons choix et est sensible aux goûts du participant. Aussi, c’est plus facile de planifier tout ça avec quelqu’un. » S’il choisit de retourner au Burkina Faso, Charles-Éric utilisera aussi les contacts qu’il s’est fait là-bas.
Lorsque je lui parle de la future auberge de l’Avenue internationale du CJEO, Charles-Éric est séduit par l’idée. «C’est bien d’avoir un lieu de rencontre concret où on peut s’ouvrir sur le monde. De cette façon, tout le monde est conscient des besoins des autres. C’est bien d’en connaître davantage et de participer à faire bouger les choses!» Avec de tels propos, il est certain que l’aventure ne fait que commencer pour Charles-Éric!
Un stage de coopération internationale vous intéresse, mais vous hésitez? Charles-Éric vous conseille :
• D’explorer les différents programmes internationaux qui existent
• De se renseigner sur le pays, ses coutumes, etc.
• D’être prêt à vivre autrement et à changer ses habitudes
• D’utiliser les services de l’Avenue internationale du CJEO!
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